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Orfeo Baggio est de retour !
C'est à une bien belle après-midi que vous convient le Chok Théâtre et les principales associations de supporters de l'AS Saint-Etienne. Parrainé par le mythique Georges Bereta, "le Douxième homme" hantera l'enceinte de Geoffroy-Guichard entre colloques sur la violence et le rapport entre clubs et supporters ; forum des collectionneurs ; mini salon du livre de football et -en apothéose - la représentation de la pièce "Orfeo Baggio", créée à l'Opéra Théâtre de Besançon et à la Comédie de Saint-Etienne il y a trois ans, bien avant que cela soit devenu la mode de faire du théâtre avec le Foot. Bref, une fête de la passion et de le fraternité à laquelle le Chok et ses partenaires vous convient volontiers, d'autant que les soutiens officiels, en particulier des collectivités, n'ont pas été légion. Comme si le peuple dérangeait. Allez les Verts, allez les supporters des Verts, allez le Chok, allez la vie !

Auteur : Morisi Le 27-05-2007 12:39 Retour à l´accueil

Stefano Benni chez Camponovo
Stefano Benni est un des écrivains italiens les plus attachants. C'est dans le cadre des Journées d'Actes Sud à la librairie Camponovo qu'il s'est adressé à une cinquantaine de lecteurs le samedi 19 mai. Entre les lectures effectuées avec vigueur et finesse par Max Athanase, et les explications de texte de l'humoriste à la plume acérée mais au coeur tendre, le public a pu découvrir l'ensemble de son œuvre, dont le fameux "Bar au fond de la mer" et l'étrange "Spiriti". Un beau moment d'intelligence et de sourire aux larmes.
Mario Morisi

Et comme nous n'hésitons devant rien, voici, traduit en exclusivité, un article inédit paru dans La Repubblica en mars 2002.

Décor : une ville italienne du futur, en 2194. Une grande bibliothèque universitaire. Un étudiant s’approche de l’accueil où un clone au visage de Léonard de Vinci lit “la Gazzetta dello Sport”.

“Agent Leonardus 34, à votre service, citoyen-étudiant, de quoi avez-vous besoin ?
— Je voudrais visiter l’archive Histoire de la Patrie, années 2000.
L’agent émet un pétosifflet, rire caractéristique du clone.
— Mais cela fait des années que personne ne demande plus de nouvelles sur cette époque lointaine et légendaire. Vous êtes sûr de ce que vous voulez ?
— Oui. J’aimerais consulter les vingt années de l’an 2000 à l’an 2020 pour mon mémoire de licence.
— Si ça vous vous fait plaisir - soupire Leonardus 34 - troisième salle à gauche, terminal 1452.

L’étudiant rejoint la porte du salon. Il l’ouvre, écartant un voile formé de toiles d’araignée. L’ambiance est semi obscure : en plein milieu trône un Vésuve de chiffon, accompagné d’un Colisée fait de moules et d’une tour de Pise rose et bleue semblable aux statuettes-baromètres. L’étudiant reconnaît le style “néo San Remo zeffirellique” typique de l’époque. Au mur on voit des portraits et des photos des Italiens illustres. Il reconnaît Caravaggio et Baggio, Raphaël et Raffaella, Totò e Totò Riina, ainsi qu’une photo en couleur de Giotto et de Cimabue qui ne le convainquent qu’à moitié.
Avec stupeur, il s’aperçoit qu’il manque les politiciens. Il s’assoit au terminal 1452, un écran d’ordinateur ovale avec commande digitale.

“Bienvenue, citoyen étudiant. Que désirez-vous ? Chatter avec les étudiantes disponibles ? Une petite video porno ? Il y a des nouveautés : Vous préférez une orgie caritative ou un film sadomaso entre crustacés ?
— Non, je... voudrais consulter les archives historiques des vingt premières années du XXIe siècle.
— Pardonnez-moi, mais personne ne veut plus se rappeler ces tristes années. Je pensais que votre demande dissimulait quelques petits extras. Bon, quel thème vous intéresse ? Les people, le Foot, la mode ?
— Non, la politique, murmure l’étudiant, le titre de ma thèse est “Le conflit d’intérêt au moyen âge silvique.”. J’aimerais savoir tout sur Silvio Berlusconi.
— Berlusconi, voyons voire… Hum : “ber”, “berl”, “berm” ; non, aucune trace de ce nom.
— C’est impossible. C’était le patron absolu de l’Italie, à cette époque-là !
— Il se peut qu’il y ait un trou dans ma mémoire, nous avons des sautes de tension électrique, ces jours-ci. Donnez-moi un autre nom, je vous prie.
— Bossi.
— J’ai ! Ministre à l’époque du triumvirat, fameux pour avoir inventé l’art ligue-gay-iste, avec de grands panneaux et des posters de mecs hyper-machos. Après avoir écrit les premiers mots du dictionnaire de la Padanie Ciocaréenne, il part avec mille chemises vertes à la conquête de Strasbourg mais il est arrêté par l’Armée suisse. Il regagne la patrie où les mollesses ministéro-romaines détériorent le très ancien célodurisme. Son déclin a commencé, il est d’abord hospitalisé pour une overdose de pâte alla matriciana (spécialité romaine), puis il se fait arrêter à la frontière slovène pour trafic de Viagra. Il finit sa carrière en dirigeant avec succès le restaurant “Chez Bebert le Padanais”, en pleine collines de la région romaines.

(S’en suit une série de questions réponses concernant les différentes personnalités politiques de l’Italie actuelle : Castelli, Lunardi, Previti, Letizia Moratti... : que nous donnons à lire aux italophones mais que nous passons pour plus d’efficacité)

— Accidenti. E Castelli?
— "Salvasilvio" Castelli, ministro della Giustizia al tempo della triade. Dopo esser rimasto senza lavoro mise a frutto il suo dono di saper prevedere bombe, alluvioni e eventi catastrofici. Col nome di "mago Chateau" aprì 12 studi in diverse città d´Italia. Ma i giudici si vendicarono di lui: non solo lo arrestarono per truffa, ma lo misero in cella con Vanna Marchi che lo violentò ripetutamente. Non si riprese mai piu.
— Lunardi?
— "Trapano" Lunardi, ingegnere costruttore e intestatore. Progettò il ponte di Messina. Quando il ponte crollò perché i piloni si sciolsero si difese asserendo: "Dovevate dirmelo che c´era tutta quell´acqua in mezzo".
— Previti.
— Dopo aver spostato il suo processo in 16 posti diversi e aver sempre ricusato i giudici, per clima sfavorevole, venne processato nel deserto australiano ma incredibilmente condannato da Di Pietro travestito da aborigeno.
— Moratti Letizia.
— Dopo aver privatizzato la scuola italiana, la vende nel 2016 agli americani. Ma gli studenti, stanchi di andare ogni mattina a Chicago in aereo e rintronati dal fuso orario, si ribellano e la destituiscono. Indignata, lascia l´Italia e apre un negozio di parrucchiera per alieni su Plutone.
— Fini.
— Giancarlo Fini, inventore del manuale Fini, che sostituì negli anni 2000 il Cencelli. Di lui non si ricorda altro.
— Casini.
— "Polipartisan" Casini. Dopo essere stato ministro triadico, si fa una plastica facciale, rinnova il guardaroba ed è ministro, insieme a Forlani e Intini, nel primo governo di centro-sinistra del 2005 guidato da Romano Prodi ed Emanuele Filiberto di Savoia.

“ (...) Ciampi.
— Carlo Azeglio Ciampi, vice-président de la République dans les années 2.000 : devait être le garant de la République mais du moment que la Constitution comptait pour du beurre il paressa avec sérénité : — d’où le verbe : “ciamper” = "faire comme si de rien n’était”. “Je me ciampe du conflit d’intérêt”. “Tu es un fichu Ciampe”, “Ne fais pas le Ciampe, c’est à dire : — “Ne fais pas l’innocent, tu vois bien ce qui se passe.”
— D´Alema.
— Après une carrière politique avec des hauts et des bas, il trouva sa voie dans la voile. Médaillé de Bronze aux Olympiades de Porto Alegre en 2012 en catégorie “soling”.
— Fassino.
— Médaille de bronze aux Olympiades de boules du troisième âge de Rogoredo.
— Rutelli.
— À contre-courant de son temps, il passe de la politique au spectacle. Il se clone en cinq copies et fonde le Quintet des Vieux Gars, qui déclenchent la frénésie chez les fans d’âge moyen du monde entier.
— Berlusconi.
— Voyons, voyons… : Berio, Bertoli, Berardi, Beruschi, Bertinotti, Bertolino, Bernacca, je continue à ne rien voir.
— C’est impossible, vérifiez encore une fois !
— Regardons dans les rebuts. Ah, voilà : — “Nicolas Ceaucescu, tyran roumain qui faisait coïncider sa richesse personnelle avec celle de la nation. Il contrôlait la télévision, chef d’un clan d’inconditionnels, il avait l’habitude de promulguer des lois à son profit, d’attaquer la presse étrangère et de répéter que ceux qui était contre lui était contre la patrie. Cette accumulation impressionnante de pouvoirs concentrés en une seule personne est illustré par très peu d’autres exemples. Parmi ses très rares imitateurs on trouve Amin Dada, tyran de l’Ouganda, et Silvio Berlusconi, un industriel italien qui accumula en peu de temps une fortune considérable qui lui permit une carrière politique fulgurante. Avec 51% des voix, il gouvernait comme avec 99%, mais quand il s’écroula et prit la fuite en moto pour les îles Caïmans, on ne trouva plus une personne disposée à reconnaître qu’il l’avait connu ou qu’il avait voté pour lui. C’est pourquoi les nouvelles sur lui ont été égarées. On évoque une biographie qui aurait été tirée à des millions d’exemplaires mais il n’en reste rien. Les Italiens ne la lurent pas mais en firent un usage hygiénique, ‘involucranti” et calorifique.
— C’est tout. La biographie d’un imitateur ?
— C’est tout. Sic transit gloria mundi.
— Pardon ?
— C’est du latin. Une langue archaïque qui a été abolie quand l’anglais est devenue la langue officielle de notre pays, par le décret Tremonti-Schwarzenegger de 2012?
— Je peux vous poser une dernière question ?
— Faites donc, je vous prie.
— C’est vrai que le nouveau président de la République, Agnoberlo III (ndt : Agnelli/Berlusconi), serait en réalité un clone de vieux oligarques de l’époque ?
— Je suis navré, mais je ne peux pas vous répondre. Après tout, je ne suis qu’un vieux computeur Fiatinvest (ndt : Fiat/Fininvest) 343.
— Je comprends, soupire l’étudiant, pour conclure, quels conseils vous me donnez pour ma thèse ?
— Parlez de cette époque, si vous voulez, mais choisissez un argument politique un peu moins brûlant.
— Par exemple ?
— Le titre de champion de l’équipe de Campobasso en 2009 après la grande banqueroute des grands clubs.
— Je suivrais votre conseil, merci.

L’étudiant sort. Dans le ciel de la ville, un embouteillage d’autos volantes. Depuis 2040, il est interdit d’utiliser son klacson et tout le monde a dans sa voiture une harge qu’on martelle avec fureur. Le bruit est céleste. L’étudiant met son casque et son masque à gaz, il met sa motocyclette en route et gicle dans les airs en zig-zagant.

Auteur : Morisi Le 20-05-2007 11:10 Retour à l´accueil

Amor, Baggio
L'article qui suit est paru le 14 juin dans la Voix du Jura. Petit journal, excellente chronique.

Dans "Le Monde selon Baggio", Mario Morisi imagine la rencontre fortuite entre un chercheur absolument étranger à l'univers du foot et l'idole déchue de tout un peuple

Jacques Geoffroy, dans "Course en tête", tente de réconcilier le métier d'enseignant et sa passion pour la course à pied. C'est aussi l'objectif de Mario Morisi dans "Le Monde selon Baggio". Le livre se présente comme un roman mais, en réalité, s'apparente autant à une biographie documentée ou encore à un essai sur la fracture entre le monde intellectuel et le sort. A moins qu'il ne s'agisse d'une longue introspection livrée par un auteur qui, avant de publier des romans policiers, porta le maillot de la sélection de Franche-Comté cadet et fut même international scolaire. Dans "Le Monde selon Baggio", Mario Morisi se met en effet en scène, à travers le personnage mystérieux d'Absentès, son propre pseudonyme !
Comme d'habitude avec Mario Morisi, il faut, pour aborder son livre, quelques heures de tranquillité devant soi. Inutile, sinon, espérer suivre le fil d'un texte qui, à l'image de son héros, accélère, dribble, chute... et marque aussi. Mieux vaux aussi partager avec l'auteur quelques références footballistiques sans lesquelles certains passages se transforment rapidement en un impénétrable jargon.
On pourrait se demander pourquoi, parmi les Zico, Cruyff, Platini, Di Stefano, Zidane ou Charlton, avoir choisi Roberto Baggio. Parce qu'il est italien, répond Mario Morisi, et s'il n'a pas le palmarès de toutes ces gloires, "le phénomène de Caldogno" les surpasse tous par l'émotion. En témoignent tous les surnoms que la presse italienne lui a donnés : Le Chérubin, Raphaël ou le Divin Catogan, etc. En témoignent aussi les nombreuses citations placées en introduction à chaque chapitre :
La Gazzetta dello Sport écrivit : "Un lac est un fleuve qui s'est endormi et qui rêve de devenir une mer. Baggio arrive et le fleuve se réveille, il coule et il court ; on s'approche de la mer." C'était en 1999. Depuis, Roberto Baggio a raccroché les crampons et suscité ce commentaire d'Ernesto Granpasso : "Un perdant, un nomade, un problème, une étoile à occulter." Comment un joueur, dont la légende restera à jamais ternie par le penalty manqué en finale de la coupe du monde 1994, peut-il ainsi passe de l'Olympe à l'abîme ? C'est à cette question que "Le Monde selon Baggio" nous invite à formuler une réponse.

Benoît Inghelaere, in La Voix du Jura

Auteur : Benoït Inghelaere Le 19-06-2006 11:17 Retour à l´accueil

Complètement foot, ma non solo...
Le fatalité fait bien les choses. Au moment où Luciano Moggi, le directeur général de la Juventus, le méchant du roman de Mario Morisi, est mis en examen pour association de malfaiteurs, "Le Monde selon Baggio" est gratifié de ses premières critiques - élogieuses - en langue française et italienne.

Fruit de huit années de travail, ce roman hors-gabarit publié aux éditions de l'Embarcadère sous le titre "Le Monde selon Baggio" est un livre hallucinant et jubilatoire que la rédaction de "L'Equipe du Dimanche" a présenté sur Canal lors de sa dernière émission de la saison, et que France 3 a honoré d'un documentaire de 26 mn tourné au stade Bonal de Sochaux.

Ramon Bulgari, un intellectuel cosmopolite greffé d'un rein et accablé de mille maux, perd la tête lors d'un colloque consacré à son père, une figure sulfureuse de l'histoire du XXe siècle. En rentrant d'une virée alcoolisée dans les quartiers populaires de Florence, il s'aperçoit qu'il s'est trompé de mallette et qu'il est en possession de celle de Mario Absentès, un écrivaillon franc-comtois fasciné par Baggio, une star du foot italien et mondial. De là commence l'Odyssée du pauvre Ramon - 2 mètres pour 69 kg, un rein greffé et de multiples parasitoses. Le malheureux se laisse séduire par la figure de celui que les Italiens appellent "Le Bouddha de Caldogno" ou "Le Divin Catogan". Manipulé par les uns, traité en cobaye par les autres, Ramon finit par vouloir supprimer son héros et prendre sa place. Truffé de rebondissements, parfois tragique, ce roman-bouffe est le récit d'une perte d'identité, une ode à la beauté gestuelle et une clin d'oeil malicieux au bouddhisme japonais. Le tout dans un style qui rappelle tantôt San Antonio, tantôt Borgès et le Garcia-Marquez de "Cent ans de solitude".

Biographie de Baggio nourrie par une dizaine de milliers d'articles en une douzaine de langues, ce roman complètement foot est suivi du texte d'"Orfeo Baggio", la pièce de Morisi créée à l'Opéra-théâtre de Besançon par le Chok théâtre de Saint-Étienne. À une époque où les auteurs se regardent le nombril à Paris, font de leur déprime un fonds de commerce ou se vantent de leurs exploits sexuels, un livre qui prend aux maxillaires et qui réconcilie les amateurs de littérature sud-américaine et les amoureux du football qui fait rêver, celui de Pelé, de Puskas et de Piantoni, de Best et de Maradona, de Platini et de Zidane. Que vous soyez fan de foot ou allergique au ballon rond, tentez le coup, vous ne le regretterez pas.

In "Sportmidable" n° 2 de juin 2006

Auteur : Sportmidable Le 06-06-2006 23:24 Retour à l´accueil

Baptème le 13 mai à Geoffroy-Guichard
"Distribué dans un premier temps en Franche-comté, en Rhône-Alpes et dans la région parisienne, vous pouvez vous procurez le Monde selon Baggio sur le net, en passant par www. lembarcadere. net.

L'auteur sera le 13 mai à Saint-Étienne dans les locaux de Geoffroy-Guichard, avec le soutien de l' ASSE, des supporters stéphanois et du Chok théâtre. Ce sera en fait le baptème officiel du roman, au coeur des célébrations du trentenaire de la finale perdue à Glasgow par les Verts (satané poteau carré !). Un hasard ? Pour ceux qui ignore que Saint-Etienne et le Pr Bousquet ont sauvé la carrière de Baggio, peut-être, pas pour ceux qui ont assisté à l'événementiel dément du 27 février 2004 (En attendant Orfeo Baggio) et profité de la première bis de la pièce les 9 et 10 juin de la même année...
L'auteur se rendra ensuite à Besançon, sa ville, pour la neuvième édition de "Pas Serial S'abstenir", un important salon du polar honoré par la présence de nombreuses pointures du noir français et par Mocky. Dates : cela se déroulera les 20 et 21 mai.

Le lendemain dimanche, il sera à Damparis (39), pour "Textes et Bulles", une manifestation réunissant des auteurs de bd et des romanciers. S'ensuivront de nombreuses signatures un peu partout dans l'Est et dans l'hexagone, Paris compris, et une possible présence à Pontremoli pour le plus important salon du livre sportif d'Italie et peut-être d'Europe...

Côté média, un documentaire de 26 mn sera diffusé le samedi 20 mai à 18 h 40, sur France 3 Bourgogne-Franche-comté. Ce doc a été réalisé par Francis Guthleben (sixième d'une série inaugurée avec Jean Genet, poursuivie avec D'Ormesson, Lacarrière, Vincenot et Bobin).
Devraient le précéder pas mal d'articles dont un très important sur l'Est Républicain (itv de Jean-Pierre Tenoux), et celui de "So Foot" (chronique de Stéphane Régy).
Hier jeudi, Mario a eu les honneurs de "Kiosque", le magazine de 5mn de France-Bleu Besançon...
Nous vous tiendrons au courant des développements de tout ça ici même.
Ciao, Tchüss, Moi Moi et Bye bye...

Auteur : Le concierge Le 07-05-2006 23:30 Retour à l´accueil

DATASPORT INAUGURA IL ROMANZO
Quando l`ispirazione arriva da Roberto Baggio...

(DS) - Milano, 27 aprile - Dal fare elegante in campo, e fuori, di Roberto Baggio, ecco nascere il romanzo `Il mondo secondo Baggio`. Quest`opera vedra` la sua `prima` ufficialmente il 5 di maggio. Si tratta di un romanzo denso e barocco, che mescola calcio e letteratura in un caos `ragionato`. Il tutto parte da una ricerca: chi e` Roberto Baggio? Il personaggio principale, Ramon Bulgari, viene a contatto con un certo `Absentes` (assenti) dopo lo scambio fortuito delle loro cartelle durante un colloquio, e parte alla ricerca di Baggio, intellettuale. Questa ricerca gli permettera`, apparentemente, di emanciparsi dallo strapotere paterno, ma poco a poco oscillera` dalla curiosita` all`ossessione, sino a perdersi nella personalita` di colui che diventera` un modello. `Il mondo secondo Baggio` e` la seconda parte del romanzo Orfeo Baggio, creato quasi due anni fa all`Opera theatre di Besançon.
Mario Morisi e` l`autore di molte opere pubblicate sotto il suo nome o sotto quello di diversi pseudonimi. L`ultima, `Castor Paradiso`, e` apparsa con il nome di Mario Absentes.

(L. Talotta, DTS)
Copyright © 1995-2006 Datasport




Auteur : Anderson Le 28-04-2006 11:00 Retour à l´accueil

ORFEO BAGGIO in italiano
L'Orfeo Baggio è stato creato quasi due anni fa all'Opera théâtre di Besançon. Il testo in francese uscira in seconda parte del romanzo "Le Monde selo Baggio". Regaliamo ai nostri amici italiani una traduzione delle prime scene. Se qualcuno ne vuol sapere un po di piu... sarebbe con piacere...

Orfeo Baggio
scritto da Mario Morisi per Alain Besset e il Chok théâtre

(Primo getto di una versione in italiano
scritta dall’autore stesso prima delle numerosi correzioni)


Un posto di polizia in disordine
Rumori di sommossa, esplosioni lontane, ambulanze, sirene, si salvi chi puo.
Un’esplosione.
Vitre in frantumo.
Carta che vola. Polvere acre. Fumo.
Un Vecchio Arabo è piegato sulla panca, in preghiera, terrorizzato.
Voci nel corridoio e fuori.
“Hanno fatto saltare le Telecommunicazioni”, “Sono dentro il Municipio”, “La città è al buio.”

SCENA 1
Robert - L’Arabo - I poliziotti

Un tizio, con indosso un blazer, è dentro un appartamento di polizia dove siede già un vecchio arabo attempato. Non ha lacci alle sue scarpe, niente cravatta, un calzino sola, pantaloni sulle scarpe.

Robert : — Ridatemi la borsa, ridatemi il pallone ! Ma questi sono matti !
Voce : — Stai zitto, la legge vale per tutti, una custodia cautelare è una custodie cautelare !
Robert : — Ma che, per tutti ! Non sono tutti, io !
Voce : — Smettila, riavrai la tua roba quando il Capo lo decidera e basta.
Robert : — Ridatemi il pallone, volgari cretini !

Passi accelerati, poliziotti giu per le scale.

Voce : — Del tuo pallone, sai cosa...
Robert : — Ma siete matti davvero, non capite con chi avete a che fare ?
Voce : — Smettila o ti facciamo a pezzi !

Robert si volta verso l’Arabo che lo guarda come se fosse una besta rara.

Robert : — Ma con chi pensate di avere a che fare, Perdio ? Se perdete le mie cose, giuro che faccio un casino...
Voce : — Fai come vuoi, fai come vuoi, mio caro.
Robert : — Ma non è possibile ! Non mi riconoscete davvero ? Dai, restituitemi il pallone, non c’è nessun rischio.
Voce : — Hanno visto un pazzo suicidarsi con un sacchetto di purée.
Robert : — Non ho mica l’intenzione di inghiottire il mio pallone, no ?
Voce : — Un consiglio : trattaci un po meglio, senno fai una triste fine !
Robert : — Andate a cercare uno psichiatra o chi volete ! state facendo un grossissimo errore, non potete privarmi delle mie cose. Un errore terribile !

Fuori colpi d’arma da fuoco, urli sfondano la porta

Robert : — Ho, hoooh, il pallone, lasciatemi andare !

Il vecchio Arabo prega ad alta voce.

——————————————————————————

Scena 2
Robert, l’Arabo

R.B : — Ma che cavolo li prende alla fine ? Sono qui a palleggiare e mi si buttano sopra quando sto per tirare il mio rigore. Non la conosco, io, la lora bibliotecaria. Come se avessi il tempo di leggere libri con tutto quello che ho da fare ? E poi non sono del luogo !

L’Arabo smette di pregare.

L’Arabo : — Dimmi, amico, che fai ?
Robert : — Devo muovermi, se mi fermo, mi fregano !
L’Arabo : — Come ti chiami ?
Robert : — Se questi cretini non mi lasciano andare, è un disastro.
L’Arabo : — Perchè sei qui dentro ?
Robert : — M’hanno arrestato presso un cadavere che non avevo nemmeno visto ! Incredibile, stavo palleggiando col pallone...
L’Arabo : — Giocchavi al pallone ? Con tutto che c’è in giro ?
Robert : — E allora ? È contro la Constituzione ? Non si rendono conto. Ti giuro, se non mi rendono la mia borsa, se sporcano il mio pallone...
L’Arabo : — Te lo restituiscono. Se ti calmi, restituiscono sempre.
Robert : — Non ne hanno il diritto. Un pallone non è che si puo manipolare cosi, non è che si puo buttare in un armadio come un paio di vecchie calzette !
L’Arabo : — Calma, non è un dramma.
Robert : — Non è un dramma ? Non è un dramma ?
L’Arabo : — Posso farti una domanda ? Che cavolo fai col pallone alla tua età ?
Robert : — Anche tu ? Scherzi o chè ?
L’Arabo : — Non capisco...
Robert : — Ma perdio, è questo che mi permette di vivere, è il mio mestiere.
L’Arabo : — Bene, bene. Ma come fai a guadagnare ; sei ben vestito, comunque ; non è giocando per le strade com’i scugnizz’...
Robert (stupito) : — Dimmi : mi prendi in giro o chè ?
L’Arabo : — Non capisco un cavolo.
Robert : — Ma ti rendi conto di chi io sono, almeno ?
L’Arabo : — Beh, se mi le dicessi, sarebbe meglio, come ti chiami ?
Robert (si passa le mani tra i capelli, si volta, finge di prendere nelle mani un pallone invisibile) : — Deve essere un incubo, non ci credo !
L’Arabo : — Perdonami, ragazzo mio, non ho mai sentito parlare di te, non è colpa mia, no ? Non posso mica conoscere tutto e tutti.

Robert va verso la porta e la tempesta di pugni.

Robert : — Voglio telefonare ! Sentite ? Devo telefonare !
Voce fuori : — Se ne va a cercare grana, lo spaghettaro
L’Arabo : — Calma, devi capire, con tutto quello che succede...
Robert : — Me ne frego, di quello che succede qui, non è il mio paese, voglio tornare a casa !
L’Arabo : — Non vorrei scocciare, ma potresti almeno dire il tuo nome. Non è cosi facile parlare con uno sconosciuto...
Robert : — Ma dove abiti ? Davvero non conosci il mio nome !.
L’Arabe : — E impossibile sapere tutto, khouia, tu, non conosci mio suocero Youssef.
Robert : — Me ne infischio, di tuo suocero, devo essere a Brescia per riprendere gli allenamenti, chiaro ?
L’Arabo : — Sei uno molto complicato, roumi, dire il propio nome non è la fine del mondo.
Robert : — Mi chiamo Vivaldi, Roberto Vivaldi, ti va ?

La porta si apre. Un borsa è buttata per terra da cui cade il contenuto. Robert controlla le sue cose: una maglia bianca, una berretto, due calzine, scarpe da calcio senza lacci, un asciugamano sporco, una ginocchiera.

Robert : — Voglio un avvocato, un avvocato bilingue, francese italiano, italiano francese !

___________________________________

SCÈNE 3
Robert, l’inspettore, in presenza dell’Arabo

Da fuori irrompe un ispettore sulla cinquantina passata, coperto di cenere e polveri, sudato. Robert si butta su di lui.

Robert : — Ah eccovi qua ! Bene, fine della barzelletta. Fattemi le domande, restituitemi il pallone e ciao ciao ! Cioè... vi capisco, dovete fare il vostro mestiere.
L’ispettore (spinge Robert col braccio) : — Spostati di là, Aldo !
Robert : — La mia religione m’insegna la pazienza ma qua...
L’ispettore (va a incontro a Robert) — Non ti muovi, capito ?
Robert : — Ma chè fate ? Voglio telefonare al mio procuratore ! Subito !

L’ispettore fa per mettere mano alla sua arma.
Robert si avvicina all’Arabo.
L’ispettore prova a mettere in funzione un P.C.

L’ispettore : — Porca la Madonna ! tutto è saltato ! Porca di una bestia...

L’ispettore toglie la polvere dal telefono, se lo porta all’orecchio.

L’ispettore : — Stronzi, non c’è piu nemmeno tonalità !

L’ispettore va verso l’armadio, ne estrae un macchina da scrivere.
Si siede alla scrivania, spostando il P.C.

L’ispettore : — Meno male che ci sono vecchie copie !
L’Arabo : — Capo, ancora una volta, ti prego, ci sono notizie di Malik ?
L’ispettore : — Non è il momento, Ali, davvero ! Tuo nipote è stato arrestato in città, non è bello da vedere ma è vivo e vegeto, l’abbiamo mandato in centrale.

(Voce da donne nella stanza vicina, rumori di tumulto fuori)

L’ispettrice : — Eccoci quà ! Ci mancava ! La macchina da caffé (colpi sordi e rumori mettalici)... non funziona piu. E dire che questo sarebbe un ufficio di polizia !

L’ispettrice appare. : — A proposito, Raoul, che fine a fatto il dossier A-56 ? Non potrei darti da fare invecere di perdere tempo con questo ?

L’ispettore sbuffa, non risponde; infila tre foglie di carta et due carboni nella sua Olimpia regolamentare. L’ispettrice esce borbottando.

L’ispettore : — M’hanno detto che di documenti non ne hai ?
Robert : — Lei crede che faccio parte della gente che ne ha bisogno ?
L’Arabo : — Capo, si spaccia per Vivaldi, chi è Vivaldi ?
Robert : — Porca troïa, dove sono capitato !
L’ispettore : — Capito, eccoci. Vivaldi, ora mi dirai il tuo vero nome, cognome, data e luogo di nascita.
Robert : — Non ci credo, lo fate per “Scherzi a Parte” o che ? Non ditemi che non sapete chi sono ?
L’ispettore : — Nome, cognome, data e luogo di nascita !

Infuriato, Robert toglie blazer e camicia e indossa la maglia del Brescia-Calcio.

Robert : — Baggio, Roberto, nato il diciotto febbraio mille novecento sessantasette a Caldogno, Italia, Mondo. Volete l’ora esatta ? Mezzogiorno e quarantacinque.
L’ispettore : — Sei un macaroni ?
Robert : — Che cavolo è, un macaroni ?
L’ispettore : — Non fare l’idiota, parli molto bene la France, per un macaroni.
Robert : — Veda, sono un creatore, ho orrore di essere costretto a ripetere. Sono nato lo stesso giorno di Marie Tudor, Martin Luther, Swami Ramakrischa e Boris Pasternak, il giorno stesso della morte di Fran Angelico e di Robert Oppenheimer, per dire...
L’ispettore : — Cavolo, sei forte, per un cretino pedatorio, Pasternak !
Robert : — Non dimenticare che il Dalai Lama parla inglese, francese, russo, filippino, inuita. Colpa della reincarnazione ; dovreste convertirvi al buddismo, fa molto bene ai nervi.
L’ispettore : — Sonia !
La Voce di donna, fuori : — Che c’è ?
L’ispettore : — Non dindovineresti mai, abbiamo la visita del Dalai Lama !
Robert : — Sbiro maledetto ! Vaff.. !
L’ispettore : — Pardon ? Cos’hai detto ?
Robert : — È una preghiera per lei. Nella mia natura c’è questa bontà, sono portato ad intendermi con tutti e tutto. Quando fai il muso lungo, nella vita, non arrivi mai a nulla.
L’ispettore : — Riprendiamo. Scapolo ?
Robert : — Sposato con Andreina Fabbi, dal 2 luglio 1989.
L’ispettore : — Figli ?

R.B. estrae dalla sua borsa due scarpe da calcio sul quale sono scritti due nomi : Valentina a destra, Mattia a sinistra. Le presenta all’ispettore.

L’ispettore : — E tuoi fratelli, dove li metti ? Sulle mutande ?
Robert : — È sicuro che l’elenco dei miei fratelli e sorelle farà avanzare l’inchiesta ? Siamo otto a casa nostra...
L’ispettore : — Come si chiamano ?
Robert : — Gianna, Walter, Carla, Giorgio, Anna Maria, Nadia et Eddy.
L’ispettore : — Otto ? Ebbè ! Voi macaroni siete peggi dei “Vu Cumpra”, dei veri conigli.
Robert (girandosi verso l’Arabo) : — Che avra contro i conigli, quello la ? Sono dolci, i conigli, hanno una pelle di seta con grandi orecchie e zampe lunghissime. Un giorno, Agnelli mi ha dato del “Coniglio Bagnato”, l’ha pagata cara, molto cara, carissima !
L’ispettore : — Come mai sorridi cosi, Vivaldi, sai che mi dai su i nervi ?
Robert : Non è colpa mia, Signor Poliziotto, ho un lato da Pulcinella, dico la verità sorridendo.
L’ispettore : — Vuoi sul serio che io faccia il bilancio dei cadaveri là fuori, per vedere se Pulcinella ha sempre voglia di fare il mariuolo ?
Robert : — Mi ricordate...
L’ispettore : — Ti ricordo ?
Robert : — Marcello, uno dei miei allenatori, Sapete che...
L’ispettore : — Stai attento, ora non scherzo...
Robert : — ... mi proibiva di mangiare peperoncini e per punirmi mi faceva trainare sacchi pieni di rottami di ferro.

L’ispettore si alza, minaccioso :

L’ispettore : — Senta. Saro chiaro. Una vittima in piu o in meno, in questo contesto, non è che abbia importanza. Col tuo sorriso da pirla, mi farei quasi perde pazienza. Allora rispondi in fretta, molto in fretta !
Robert : — Come mai “in fretta” ? La verità non ha tempo, secondo voi ?

L’ispettore si alza e fruga nella borsa di Robert.

L’ispettore : — Bene, vieni qui. Vien’ qui, figlio di p... ! Cos’è questo ?
Robert : — Questa è una fascia, Chef, un coso che il capitano si mette al braccio per mostrare all’arbitro che lui è il piu saggio della squadra, il grande fratello, insomma.
L’ispettore : — Parlo dei geroglifici in cinese sulla fascia !
Robert : — Scusi, ma io non le chiedo cosa significa il tatuaggio sul suo avambraccio.
L’ispettore : — Chè vogliono dire queste tre striscie, sono le colori della tua società ?

L’ispettore si impadrona un calzino rimasto nella borsa.

L’ispettore : — É cos’è questo ? Sangue ?
Robert : — Lei ha un problema di vista ; è marmelata, quando sono in albergo, non si puo capire quanto mi piacciono i mirtilli !
L’ispettore : — Cosa c’è di scritto, sul tuo berretto ?
Robert : — E argentino.
L’ispettore : — Ebbè, sei il re mondiale delle frasi fatte, vai a finire nelle pagine rosa del Vocabolario, Aldo ! Basta con le cazzate ! Matame se non te sirvo, che significa, in chiaro ?
Robert : — “Uccidimi se non ti servo”.
L’ispettore : — Chiaro che te ne intendi di provocazioni. Da dove proviene ?
Robert : — Dalla mia fazenda in Argentina.Mi sono comperato qualche milliaio di acri nella Pampa, un modo per rilassarmi a fine stagione. Sono un tipo comune, quando non segno gol in mondiovisione, vado a caccia di puma.
L’ispettore : — Senz’altro. Riprendiamo da capo. Nome, cognome, professione...
Robert : — Permette, in Francia, non ce l’avete la televisione, questa piccola scattola dove ci sono forme che si muovono, perchè qui, ho un dubbio.
L’ispettore : — Professione !
Robert : — Nessuna ! Calciatore professionista ! Star mondiale, di tanto in tanto !
L’ispettore : — Se sei un calciatore, dovresti essere capace di provarlo.
Robert : — Con un pallone e sul prato, si. Senza palla e qui, è molto piu difficile. Sarebbe come per un pilota di jet. Capisce ? E molto piu facile con un aereo, un aeroporto anche...
L’ispettore : — Dimmi, Robert — Permetti che ti chiamo Robert ? —, ci sono comunque limiti, anche alla mitomania. Vengono a prenderti in tenuta di calciatore in un città diroccata in fondo alla Francia. La gente si uccide a vicenda per le strade, e tu, Robert, stai palleggiando. Una pattuglia si avvicina e tu dici loro che non è il momento, siccome stai calciando un penalty molto importante.Guardano in vicino, ed ecco la spoglia di una donna violentata e sventrata ! Convieni che la cosa è buffa, che stiamo lontani dalla Mondiovisione ?
Robert : — Riprendiamo l’interrogatorio con calma.
L’ispettore : — Ci siamo. Mi fai arrabbiare, sai ? Ma sei fortunato. Sono un po inglese, stasera. Hai bisogno di rimanere inglese, dopo quarant’anni di bottega. Allora, rimarro calmo per un po...
Robert : — Ascolti, fino a quando non mi restituite la mia palla, mi costringete a fare ostruzionismo. Quando le vostre macchine sarano di nuovo in moto, vi renderete conto che non ho mentito.
L’ispettore : — Dimmi, Aldo, il calcio sara forse un sport di froscio, si prendono colpi, no ? Le ginocchia soffrono...
Robert : — Monsieur le Carabinier, lei non è medico; non la lascio ficcare il naso nei miei ginocchi.

L’ispettore si butta su Robert e ne blocca il piede spingendolo. Afferra la gamba destra e studia la tibia sospetto.

L’Arabo : — Chef, chef, non fargli del male, Robert non è un assassino.
L’ispettore : — Ebbè, sono malconcie, le tue zampe, Macaroni mio. Che fai, massaggi al vitriolo ?
Robert : — Ho preso tre o quattro mila calci in vent’anni di carriera. Quando sei pericoloso, i difensori ti smontano, i tuoi muscoli si tetanizzano, le tue coscie tremano. A fine partita, sei appena capace di caminare.
L’ispettore : — Finita la Commedia ! Senno ti giuro...
Robert : — Ho subito sei interventi, tre al ginocchio destro, tre al sinistro. I miei crociati sono a brandelli e la mia rotula è in caduta libera. Le mie gambe sono assicurate per trenta milioni di dollari e i miei piedi fanno parte del Patrimonio dell’Umanità. Allora, per cortesia, andateci piano !
L’ispettore : — Porca Puttana, ci voleva questo ora !

( a seguire)


Auteur : schwartz-belqaçem Le 21-03-2006 22:01 Retour à l´accueil

Mario Morisi, écrivain pluriel et unique
Mario Morisi, présent au Salon Les Mots Doubs, était invité à la bibliothèque de Montbéliard samedi. Rencontre avec un auteur qui sublime tous les métissages.

Les Mots Doubs viennent à vous" a décidé le Conseil Général. Première à Montbéliard, samedi après-midi, l'un des auteurs du salon était convié à la bibliothèque. Il s'appelle Mario Morisi, Heraldo Belqacem-Schwartz, Seamus Anderson, Mario Absentès... Énigmatique ? Il n'a qu'un visage et une belle voix éraillée italienne. L'écrivain est simplement pluriel ; "Je est plusieurs, au lieu de je suis plusieurs : c'est autour de ce postulat grammaticalement coupable que tourne mon écriture. L'écriture de ce Morisi pluriel et éclaté en moi. Car en moi (en lui) la pluralité est omniprésente. Pluralité des origines et des cultures linguistiques. Pluralité des passions et des métiers. Multiplicité des langues et des registres, des a-priori et des doutes."

Hommage à Roberto Baggio

Une destinée en mosaïque, pour ce italo-franc-comtois baladé à travers la France, au hasard des affectations de son père, qui travaillait sur les grands chantiers. Mario Morisi se pose enfin à Besançon en 1968 et pour la vie. Études classiques et post modernes, "Nietzsche, la BD et les Beatles, Dostoïevski, Bourdieu et Hara-Kiri". Quelques incursions toutefois en Grande-Bretagne et en Algérie, où il a enseigne ; à Paris, journaliste à l'Événement du jeudi, et à la Revue des Caisses d'Épargne, également directeur de MJC et créateur de mags dont L'Écho du Zinc. Depuis 20 ans, sous la direction de Mario Morisi, Absentès & Cie produisent romans et essais, contes philosophiques, pièces de théâtre et traductions. Son "Orfeo Baggio", créé à l'Opéra théâtre de Besançon, c'est l'imaginaire de Mario Morisi enflammée par un génie inclassable du football : "On attend la réponse du président Plessis pour monter cet opéra à Montbéliard", sourit Mario Morisi.

Castor Paradiso, du rififi à Besançon...

Vient de sortir aux éditions Tigibus, Castor Paradiso, de Mario Morisi. Un roman noir, d'atmosphère. L'intrigue se déroule à Besançon. "Une madone berbère en rupture de ban fait une apparition dans le faubourg populaire de Battant. Elle y découvre une faune vivace et pathétique.(...) Peu après l'attentat qui a détruit le cinéma local (le Styx) lors de la projection de la Dernière tentation du Christ de Martin Scorsese, la fauteuse de troubles disparaît." Morisi en lit quelques extraits, il préfère évoquer la genèse, les détails de cette création. "Tout est exact, je connais chaque porche de ce quartier, c'est Besançon en contre-plongée." Et encore : "Ce livre est construit en mille-feuilles, c'est le tissage de plein de moments de vie."

En exergue de ce nouveau roman, il a écrit : "A Besançon, cette ville que j'aime comme si elle était de corps et d'âme." Le titre est déjà disponible à la bibliothèque de Montbéliard, les autres ouvrages de Mario Morisi le seront prochainement. "En 2012, je publierai Curriculum Mortis, prédit l'écrivain, volubile et passionnant, pluriel et unique."

Auteur : Morisi Le 13-10-2005 14:57 Retour à l´accueil

Tous à la Comédie de Saint Etienne les 10 et 11 juin prochain !
Saint-Etienne, le 6 juin 2004

Everybody's back home to get some rest, tutti a casa per godersi un po di calma, tous à la maison pour goûter à un repos bien mérité... mais dès jeudi et vendredi, tous à la Comédie pour découvrir une vraie surprise, un vrai bonheur !

In Francia uno spettacolo che accosta il calciatore a Orfeo - Opera su Roberto Baggio: è un giallo in musica - L’autore Mario Morisi: entrambi incantatori di folle

Roberto Baggio finisce in teatro. E da lì rischia di finire dritto in galera. Perché l’uomo che sostiene di essere lui, il «divin codino», che indossa la sua maglia bianco-azzurra con su impresso il fatale numero 10, viene beccato in una situazione molto compromettente, accanto al cadavere di una donna, una bibliotecaria, violentata e uccisa. Uno stupro, un delitto, un accusato: lui, Baggio Roberto. Identità tutta da dimostrare. Senza documenti, senza nessuno che lo riconosca, soprattutto senza quel pallone che l’ha reso celebre in tutto il mondo. «Ridatemi il mio pallone, senza di lui io non esisto. Senza il mio pallone non posso dire niente...», grida ai due poliziotti, un uomo e una donna, decisi a interrogarlo sebbene intorno il mondo sia sull’orlo del precipizio e intorno rimbombano echi di esplosioni e spari.

Una scena di «Orfeo Baggio»

Inizia così «Orfeo Baggio», pièce musicale, opera in giallo, dedicata al calciatore, in scena da domani all’Opéra Théatre di Besançon, nell’est della Francia. Testo di Mario Morisi, musica di Valérie Gonzales eseguita in diretta da un piccolo ensemble, regia di Alain Besset. Protagonista, nei calzettoni e calzoncini del grande Roby, Philippe Ambrosini. Che per 90 minuti, il tempo di una partita, dribbla e palleggia con la sua identità, il suo essere o non essere Baggio, confrontando la sua follia e la sua verità con quella di un altro «straniero», un arabo chiamato Alì, entrambi in scena su un campo di calcio, dove una rete gigantesca ammonisce che si può fare gol ma anche restarvi impigliati per sempre. «Accostare Baggio a Orfeo può parere provocatorio, in realtà si tratta di due miti con molte affinità», assicura Mario Morisi, francese di nascita, piacentino di origine, calciatore dilettante, scrittore professionista, fan perso del Raffaello del calcio. «Entrambi - prosegue - sono incantatori di folle: Orfeo con la cetra, Baggio con il pallone. Entrambi devono affrontare una discesa agli Inferi alla ricerca di qualcosa di impossibile. Per me, figlio di un operaio emigrato in Francia, le origini italiane sono sempre state motivo di fierezza. Ma accanto a Leonardo e Michelangelo, a Verdi e Manzoni, non esito ad aggiungere Baggio. A suo modo anche lui un artista sommo».

Una passione devastante che, nel corso degli anni, l’ha portato a raccogliere migliaia di articoli, a documentarsi senza tregua, deciso a trasformare il giocatore nella metafora di un eroe d’oggi. A completare il tassello mancante, l’incontro con Baggio. Quello vero. «Una borsa di studio mi ha permesso il viaggio a Caldogno, il suo paese. Dove ho conosciuto tutti, amici, parenti e... lui. Che si è prima stupito e poi divertito all’idea di finire su una scena teatrale, di diventare, almeno per fiction, il perno di un noir».

E anche qualcosa di più. L’intento della pièce di Morisi, che nei dialoghi cita parole e pensieri realmente pronunciati da Baggio, è di far di lui l’emblema di una bellezza, un’eleganza, una perfezione, capaci di contrastare il caos in cui il mondo sembra precipitare. E se alla fine quell’uomo con la maglia numero 10 (maglia vera, spedita come omaggio dal Brescia) dovesse rivelarsi solo un «falso», un mitomane, un povero pazzo convinto di essere un’icona, quel che conta è proprio quel sogno. «E’ lecito sognare in un mondo che va a pezzi? E’ possibile uscire dalla normalità? L’io esiste davvero? E davvero esiste il mondo...?». Interrogativi cardine, che negli intenti dell’autore, fanno virare Orfeo Baggio su versanti più metafisici, tra Kafka, Beckett e Buddha. E perlomeno su quest’ultimo, il riferimento ci azzecca. Il «divin codino» non ha mai fatto mistero della sua fede.

Giuseppina Manin

© Corriere della Sera

Auteur : Concierge Le 06-06-2004 17:20 Retour à l´accueil

Avril 2003 : un premier article dans l'Est
Il y a un an de cela, nous donnions une conférence de presse à l'hôtel Granvelle, rue Lecourbe. S'ensuivit une série d'articles dont celui qui suit, paru dans en Région dans "L'Est Républicain". Pour que vous puissiez resituer notre aventure, nous vous le donnons à nouveau à lire.

Un Bisontin sélectionne Roberto Baggio pour le théâtre

Le célèbre footballeur italien est la vedette d'une pièce de théâtre qui sera mise en scène par la troupe « Chok » de Saint-Etienne.

Besançon -

Roberto Baggio ! Dans toute l'Italie, son nom résonne comme celui d'un dieu vivant. Footballeur exceptionnel, personnalité hors du commun, adepte du bouddhisme, grand amateur de chasse, sa vie toute entière ressemble à un roman.

De son épopée, et bien qu'il n'ait que 36 ans, on aurait facilement pu en tirer un roman. Ecrivain bisontin, Mario Morisi, lui, a au contraire choisi d'en faire une pièce de théâtre. Mise en scène par la compagnie « Chok » de Saint-Etienne, celle-ci devrait voir le jour à la fin du premier semestre 2004.

«Baggio, je l'ai étudié comme on étudie la vie et les oeuvres de Raphaël ou de Victor-Hugo » confie, non sans lyrisme, l'auteur dont les origines italiennes trouvent leurs racines dans la province de Piacena. Avec l'Italie dans le sang, le goût de la littérature, les souvenirs paternels, « c'était logique que l'histoire m'amène jusqu'à lui » ajoute-t-il, n'hésitant pas, non plus, à évoquer le destin. Mama mia !


Sur les traces d'un modèle idéal
Licencié au RCFC, sélectionné en équipe de France universitaire, le jeune Morisi ne dut-il pas en effet mettre un terme à sa carrière sportive suite à une rupture des ligaments ? Comme Roberto Baggio ! De cette vocation contrariée est sans doute née l'envie de se lancer sur les pas d'un modèle idéal. Ou d'un double. Allez savoir. Toute la pièce, justement, est basée sur le mystère de l'ambiguïté.

Car, contrairement à ce qu'on pourrait penser, « Orfeo Baggio » n'a rien d'une oeuvre biographique. Bien que Mario Morisi ait bénéficié d'une bourse de la mission Stendhal pour aller enquêter dans l'ombre du « Codino » (l'interview de son premier entraîneur, de journalistes spécialisés, de la propriétaire de son hôtel, de ses amis, de ses adversaires, sans oublier la consultation de près de 3 000 articles), la création n'est que pure fiction.

Bousculer les normes littéraires
Et quelle fiction ! Une ambiance de guerre civile en toile de fond. Une bibliothécaire retrouvée assassinée. Un simple joueur de ballon arrêté comme principal suspect. Une défense basée sur l'usurpation d'identité. A moins qu'il ne s'agisse du contraire. Tout concourt « à bousculer les normes littéraires » ainsi que l'explique le metteur en scène, Alain Besset. A commencer par le texte dont 75% est pourtant composé de phrases « véridiques ».

Mais là ne s'arrête pas le double-jeu du langage et des trajectoires. De tout ce travail d'investigation, Mario Morisi a aussi extrait un roman, « Baggio et son double » (tiens, tiens). Ou l'histoire d'un enfant né le même jour que Roberto. Un rêve. Une profonde désillusion aussi.

N'est pas le célébrissime Codino qui veut.
Qu'importe. L'institut régional de l'image et du multimédia  » aujourd'hui présidé par Bernard Roux, a trouvé cette quête du graal footbalistique tellement touchante qu'il a décidé de lui consacrer un documentaire de 52 minutes. 15 heures de rush tourné par Thierry Rousseau dont il reste aujourd'hui à assurer la diffusion.

Qu'en ressortira-t-il précisément ? « Tout sauf de l'idolâtrie » se défend Mario Morisi. Même si en bon méditerranéen qu'il est, il ne dédaigne pas les paillettes du tourbillon médiatique.

Bernard Payot

Auteur : Le Concierge Le 16-04-2004 22:48 Retour à l´accueil


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