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Le Poisson, le Lièvre et l'Ours
Arto Paasilinna est un des romanciers nordiques les plus connus au monde. Pour lui rendre hommage, Mario Morisi a non seulement lancé Absentès et Launay sur les traces de ses animaux fétiches ; mais il a convaincu une trentaine d'élèves du lycée Charles Nodier de rajouter un chapitre à son oeuvre ! Résultat attendu le samedi 9 juin devant un parterre de personnalités !

"Vatanen et son lièvre sont fous de rage. Oskar, un ours, et son propriétaire, le pasteur Huuskonen, usurperait leur identité aux frais de la princesse et se taillerait une part de leur gloire dans la bonne ville de Dole. L'affaire se complique quand ils entendent parler d'Absentès et de son poisson..."

A suivre.


Auteur : Seamus Anderson Le 27-05-2007 12:52

Orfeo Baggio est de retour !
C'est à une bien belle après-midi que vous convient le Chok Théâtre et les principales associations de supporters de l'AS Saint-Etienne. Parrainé par le mythique Georges Bereta, "le Douxième homme" hantera l'enceinte de Geoffroy-Guichard entre colloques sur la violence et le rapport entre clubs et supporters ; forum des collectionneurs ; mini salon du livre de football et -en apothéose - la représentation de la pièce "Orfeo Baggio", créée à l'Opéra Théâtre de Besançon et à la Comédie de Saint-Etienne il y a trois ans, bien avant que cela soit devenu la mode de faire du théâtre avec le Foot. Bref, une fête de la passion et de le fraternité à laquelle le Chok et ses partenaires vous convient volontiers, d'autant que les soutiens officiels, en particulier des collectivités, n'ont pas été légion. Comme si le peuple dérangeait. Allez les Verts, allez les supporters des Verts, allez le Chok, allez la vie !

Auteur : Morisi Le 20-05-2007 10:12

L'Equipe Mag s'y met !
Tirs groupés

Le football et la littérature font de plus en plus bon ménage. Et c'est d'Italie cette fois que nous parviennent les textes les plus stimulants. Le parfait roman de Stefano Benni pour commencer, qui, dans un monde futur et policé, imagine une Compagnie des Célestins, improbable gang d'orphelins, invitée à disputer un non moins aléatoire " championnat du monde de foot de rue". C'est drôle, ébouriffé et instructif. Et la langue choisie est aussi inventive que le jeu qu'elle décrit. Mario Morisi, Italien de France, n'est pas en reste. Lui a pris le sillage de Roberto Baggio, le "Bouddha de Caldogno", ludion insaisissable, dont le catogan, les six opérations et les multiples maillots (Juve, Milan, Inter, Fiorentina) ont marqué l'histoire. Mieux qu'une biographie : une traque littéraire qui renvoie aux admirations les plus déraisonnables. Celle que Bernard Molino voue à Eric Cantona, par exemple. Hier exprimée dans un formidable Manchester Memories (Le Castor Astral) et que l'on retrouve, pour parie, dans les Brèves de foot concoctées ici par le même Morlino (et préfacées par Cantona). L'exercice est plus futile, mais surnagent quelques jolis traits de plume au service d'un Mekhloufi ou d'un Mésonès, qui assurent une certaine cohésion à l'ensemble. Un dernier tir au but : la belle idée de la revue philosophique Inculte (Bertina, de la Porte, Larnaudie) qui nous offre, en avant première, un compte rendu exhaustif de la coupe du monde à venir (en finale, l'Italie bat la France 2-1) où courent en filigrane une stimulante critique de la "normalisation du football" et la promesse d'une "altermondialisation du ballon rond" que l'on ne saurait trop recommander.

Benoît Heimermann

Auteur : Heimermann Le 19-06-2006 10:56

Baggio chez les Verts
Une "der" un peu spéciale

À l'occasion de la diffusion de l'ultime match de la saison, Mario Morisi est venu présenter son dernier ouvrage, "Le Monde selon Baggio". Alain Besset, qui a travaillé à l'élaboration de la pièce "Orfeo Baggio", présentée en septembre prochain à Saint-Étienne, était aussi de la partie

Samedi 13 mai, 18 h 30. Comme à chaque match à l'extérieur des Verts, le rite est le même : la maison des Associés se prépare à accueillir les supporters venus assister à la partie. Ce soir-là, l'ambiance est différente. Bien sûr, la saison touche à sa fin et l'ambiance n'est pas au beau fixe. Mais c'est surtout la venue de Mario Morisi qui constitue l'événement de la soirée. Le Bisontin présente son dernier ouvrage, Le Monde selon Baggio. Celui-ci résulte d'un travail de fourmi. Retour en arrière. Au milieu des années 80, Mario Morisi découvre dans la presse transalpine un jeune prodige. Un certain Roberto Baggio. Tout juste transféré de Vicenza à la Fiorentina, celui-ci se blesse gravement (Alors inconnu du grand public, Roberto Baggio sera opéré avec succès à Saint-Etienne par le professeur Bousquet). Mario Morisi se prend de passion pour cet espoir du football italien. Et, il y a quelques années, entreprend des recherches dans ses archives mais aussi sur l'Internet : quelques quinze mille articles de presse accumulés, en plusieurs langues. Notre homme se décide. Souhaitant concilier ses passions pour la littérature et le football, il se lance dans l'écriture d'un roman, dans lequel Baggio tient le premier rôle. Mi biographie, mi fiction. Disponible depuis la semaine dernière, le résultat est salué par la presse italienne mais aussi par plusieurs grands médias français.

Rencontre avec Baggio en 2004
La venue à Saint-Etienne de Mario Morisi ne demeure pas anodine. Sympathique et détendu, pas vraiment en promotion, l'écrivain plaisante avec les personnes qui l'entourent. Certains figurent parmi ses amis, comme Alain Besset, directeur du Chok Théâtre à Saint-Etienne, également passionné de foot. Les deux hommes se sont connus il y a plusieurs années. Ils ont décidé de travailler ensemble à l'élaboration d'une pièce. Le tout a pris quatre ans, synonymes de nombreux allers-retours entre Saint-Etienne et Besançon. Le thème retenu ? Le football, bien évidemment. Enfin, en partie. "Orfeo Baggio" raconte l'histoire d'un homme suspecté de meurtre. Au commissariat, ce dernier s'identifie complètement à Roberto Baggio, que les policiers - qui ne s'intéressent pas en football - ne connaissent pas, jusqu'à les faire douter. Sans que le public ne sache si ce héros est vraiment celui qu'il prétend.
Dans le cadre de leur projet, Mario Morisi, Alain Besset et Georges Perez, un éducateur de l'ASSE, ont pu rencontrer Roberto Baggio. C'était en 2004. " Nous avons vu quelqu'un de timide, mais qui dégage un charisme fou, se souvient Alain Besset. Il était fier et presque gêné que nous montions une pièce sur lui." L'histoire ne s'arrête pas là. Après que le joueur a fait ses adieux au championnat italien, les trois amis sont invités à Caldogno, village où il est né, pour fêter son départ en retraite avec ses amis et sa famille. De fil en aiguille, les trois acolytes se retrouvent chez les parents de la star, à contempler les trophées et écouter les anecdotes. Aujourd'hui encore, l'émotion reste présente lorsqu'ils évoquent ce souvenir.

Une représentation en septembre
Histoire de faire d'une pierre deux coups, le texte de la pièce figure, en plus du roman, dans "Le Monde selon Baggio". Si tout se passe bien, "Orfeo Baggio" sera jouée à Saint-Etienne en septembre prochain. La représentation devrait se tenir dans le cadre d'un colloque actuellement en projet, prévu pour les 1,2 et 3 septembre. La pièce est prête - elle sera jouée à Besançon début juin - mais des problèmes de financement empêchent d'en officialiser l'annonce. Ce qui n'enlève pas le sourire des protagonistes qui, à l'image d'Alain Besset, "restent confiants". Ces derniers sont tranquillement restés à la maison des Associés, le temps de la rencontre entre Ajaccio et l'ASSE. Pour assister à un tout autre spectacle...

"Le Monde selon Baggio", les éditions de l'Embarcadère, 18 euros.

Disponible sur le site www.lembarcadere.net/commande

Encadré + Photo
Du football à la littérature
Mario Morisi est né à Neuilly-sur-Seine, en 1951, d'une mère française et d'un père originaire de Bologne. La famille s'installe dans le Doubs, et le jeune Mario pratique le football. Plutôt bien, puisqu'il remporte le concours régional du jeune footballeur. Après avoir débuté à dix-sept ans à un niveau équivalent au CFA actuel, il devient international scolaire. Numéro 10 fan de Puskas, Piantoni, Rivera et Platini, il évolue en équipe de Franche-Comté avec un certain Jacques Santini. Mai 1968 bouleverse la donne. Il part enseigner en Angleterre, où il évolue en quatrième division, puis en Algérie. La trentaine tout juste passée, Mario Morisi abandonne définitivement le football et se reconvertit comme journaliste et écrivain.

La GAZETTE DES VERTS N°124, du mardi (30 mai au 5 juin). Page 12.

Auteur : Franck Talluto Le 02-06-2006 16:28

En avant-première, la préface
"Le Monde selon Baggio" sera distribué à partir du 10 mai 2006. Il est publié par les éditions de L'Embarcadère (www.lembarcadere.net). La préface est signée Roberto Beccantini, une des grandes plumes du journalisme sportif italien et du journalisme tout court ; un des seuls experts au-dessus de tout soupçon et de toute influence. Nous vous livrons la traduction de sa préface. Ce qu'il dit sur Baggio se situe au-delà de tout enchantement. Au niveau de la raison pure;

"Le téléphone sonne. C'est Mario Morisi qui sollicite une interview. Thème, Roberto Baggio. Je n'avais pas entendu parler de Mario. Je lui raconte "mon" Baggio puisque je n'ai jamais été un "baggiste" prêt à s'immoler par le feu pourvu qu'en soit affirmé et défendu le caractère sacré. Je l'ai toujours considéré comme un grand reporter qui refusait de prendre la direction du journal pour lequel il travaillait. Nous en parlons avec Mario, longuement, nous entamons une correspondance, je prends connaissance de ses projets, d' "Orfeo Baggio", son oeuvre théâtrale, au livre : "Le Monde selon Baggio". Mario n'a rien d'un fan : il est de ces nombreux journalistes-écrivains-auteurs foudroyés sur le chemin de Caldogno (1). Il me demande d'expliquer aux Français qui est Baggio et surtout ce qu'il représente pour les Italiens. Je relève le défi. En jargon c'est une préface. Et l'on ne peut faire l'impasse sur l'esprit des pages du livre lui-même. Une biographie déguisée, un récit de voyage, la saga d'une folie et - pourquoi pas ? - un texte iniatique. Quant on s'attaque aux gens hors-norme, les paroles elles-mêmes restent difficilement alignées, ordinaires.

Baggio. Lodovico Maradei, expert ès football à la Gazzetta dello Sport, le qualifia de "réponse italienne à Maradona". Pour nous tous, il a été le "Divin Codino" (2), que l'on prononce en mettant l'accent sur l'adjectif. Giovanni Agnelli le compara à un peintre fameux, Raphaël, et, après l'avoir vu mouillé de sueur et apeuré après un match d'USA-94, le traita de "Lapin mouillé". Michel Platini se limita à un cliché exquisement tactique : " Baggio est un neuf et demi". Davantage qu'un avant-centre mais moins qu'un passeur en série ou qu'un meneur de jeu. Gianni Mura, journaliste au style raffiné et à la culture aux multiples facettes, le baptisa "Le Petit Prince". Cet inventaire de doux slogans suffit à rendre l'idée de la manière dont Baggio est entré dans l'histoire du football italien et dont il l'a illustré, pour ne pas dire orienté. Immense en tout, y compris dans les erreurs. Le tir-au-but manqué en finale contre le Brésil, à Pasadena, devint un spot publicitaire onirique, ses auteurs parvenant à en profaner l'épilogue, anticipant la fantaisie de Mario Morisi : dans la réalité le ballon se perdit dans le ciel des regrets, dans la fiction il se joue de Taffarel et gonfle le filet des remords (3).

La carrière de Roberto se prête à être portée sur scène ou dans un livre. Les blessures récurrentes, les six opérations aux genoux, une fragilité structurelle conjointe à un talent d'une grande pureté. Un défi double : contre les autres, comme la règle du jeu l'exige, contre soi-même, comme un destin jaloux le lui imposa. Baggio n'a pas gagné beaucoup de titres (4). Il a joué dans trop d'équipes pour devenir un porte-drapeau, que ce soit à la Juve, au Milan, à l'Inter ou pour cette Fiorentina qui pansa ses premières plaies et en fit une icône à mettre en vente sur le marché des orgueils citadins. Le nom de Pelé est attaché au Santos, celui de Cruyff à l'Ajax et au Barça, Maradona à Naples, Platini à la Juventus. Ce n'est pas le cas de Baggio. Baggio a traversé le Calcio comme non-aligné, supporté tant bien que mal par ses entraîneurs et adoré par le peuple, comme si le génie creusait une ligne de démarcation si profonde qu'elle dût forcément susciter jalousies et idolâtries. Au fond, Baggio a aimé rester "autre part" que dans la normalité quotidienne : bouddhiste et chasseur, éternel buteur et leader, mais seulement au crépuscule de son épopée, sur des terrains de province où personne, surtout pas son entraîneur, n'osait discuter son charisme et sa différence.

Ce sont ses tours de magie qui ont conduit la Squadra à la troisième place du Mondiale 1990 et à la seconde en 1994. Et pourtant il a toujours fallu qu'il se batte. En demi-finale contre l'Argentine à Naples, Azeglio Vicini le fit débuter sur le banc des remplaçants. Contre la Norvège, au Giants Stadium, pour pallier l'expulsion du gardien titulaire, Arrigo Sacchi fit sortir le Divin Catogan qui, vexé, le gratifia en mondiovision d'un mouvement des lèvres historique : "Mais il est devenu dingue"... La Juventus lui préféra l'astre montant Alessandro Del Piero. À Milan, Fabio Capello - Capello et pas un entraîneur quelconque - l'utilisait comme un vase de cristal, beau à regarder mais dangereux par les débordements qu'il provoquait. Sa grandeur aurait échappé aux scientifiques du football et pas à l'homme de la rue ?

Baggio nous a poursuivis et précédés, titillés et divisés, ensorcelés et confondus pendant vingt ans. Facile à toucher, si complexe à gérer : en tout cas pour ceux qui ont cru qu'au fond de tout cela il y avait forcément quelque chose d'étrange et d'ambigu. Plutôt que la lune-Baggio, peut-être avons-nous regardé le doigt qui la désignait. Et nous nous sommes perdus dans les étagères de ses buts, qui rassasiaient l'appétit des esthètes sans laisser de trace dans le Livre d'Or.

Les gens le voulait au Mondial 1998, le préférant à Del Piero, et l'auraient voulu quatre ans plus tard en Corée et au Japon. Les gens. Nous y voilà. Vox populi, Vox dei, récitaient les Antiques. La voix du peuple est la voix de Dieu. De manière plus terre-à-terre, la seule voix qui compte est celle de l'entraîneur. Cesare Maldini et Giovanni Trappatoni passèrent pour les bourreaux d'un rêve. Et tuer un rêve est un crime que le tifoso ne pardonne pas si la victoire ne le transforme pas en réalité. En ces deux occurrences, elle n'en fit rien. Baggio est un monument du football, un monument dressé en l'honneur du football. Ce football qui a poussé Mario Morisi, fils d'Italiens de Plaisance émigrés à Paris, à faire de sa vie de nomade un roman et de son travail d'orfèvre un spectacle musical. L'équipe de France finit par avoir un milieu de terrain formé d'Alain Giresse, Jean Tigana, Luis Fernandez et Michel Platini. En Italie, on aurait dit au minimum : c'est Giresse ou c'est Platini. Nous sommes faits comme ça. Le fameux "passage de témoin" entre Sandro Mazzola et Gianni Rivera n'avait pas de sens. Il fut élevé au rang de compromis historique, symbole de notre nature fuyante et donc avisée, avisée et donc fuyante.

Baggio aussi, si l'on y pense, a été un "passage de témoin". En équilibre instable entre la valeur absolue de son potentiel et les critères relatifs qui ont présidé à son exploration, il a défendu tant qu'il l'a pu l'idée d'un football naïf, d'un football de rue, tout en dribbles et en pieds-de-nez. Avec un autre physique, il n'aurait pas seulement flirté avec le sublime, il l'aurait investi. Mais s'il avait été parfait, ou s'il s'était davantage approché de la perfection que sa nature ne le lui a permis, Morisi ne lui aurait pas ouvert la porte de sa boutique. C'est le talon, qui fascine chez Achille. Non pas le bouclier, non pas l'épée : le talon. Le Monde selon Baggio nous précipite à un niveau de fatalité et d'enchantement où les personnages se donnent la chasse et se substituent les uns aux autres. L'auteur parle d' "hommage paradoxal" à la figure d'un condottiere superbe, coupable de l'avoir ensorcelé. Roberto Baggio s'est retiré le 16 mai 2004 à l'âge de 37 ans, symbole du duel éternel que la chair et l'esprit se livrent depuis l'aube des temps. Il a un frère qui joue (Eddy), un homonyme avec lequel il a joué (Dino) mais il n'a pas d'héritier. Il vit à Caldogno, prisonnier de l'unique adversaire qu'il n'a jamais essayé de dribbler : la liberté.

Roberto Beccantini *

* Roberto Beccantini a 55 ans. Il est éditorialiste et grand reporter à "La Stampa" où il est arrivé en 1992. Il collabore au "Guerin Sportivo". Il a travaillé dix ans à "Tuttosport" et dix autres à "La Gazzetta dello Sport". C'est une des plumes plus acérées et les plus indépendantes du Calcio. A noter un de ses articles paru dans "So foot" en février 2006. Il est membre du jury de France-Football pour le Ballon d'or.

(1) - Caldogno est la ville natale de Baggio, la ville de sa famille, la ville à laquelle il est toujours intimement lié. - Le premier livre sur le “Divin” est sorti à la fin des années 80 aux éditions Forte. Un second ouvrage est proposé par le "Guerin Sportivo" chez Conti Editore en 1993 : Un Ragazzo d’Oro. La même année, il y a Baggio, il Fenomeno. En 1998, paraît Baggio, rappelle-toi ce penalty de Darwin Pastorin ; Baggio d’Italo Cucci chez Gremese, et Toccato da Dio, le sette vite di Baggio, chez Limina. Entre 2000 et 2003 paraît l’autobiographie officielle, Una porta nel Cielo, suivie de Il Sogno Dopo 1 & 2, toujours chez Limina. Ne mentionnons pas Si Baggio, Descartes et moi de Mario Sconcerti, le chapitre consacré à Baggio ne faisant qu'une quinzaine de lignes. On trouve un Baggio, l’Eletto, ouvrage photographique, un Ecce Baggio, un Rapt de Roberto Baggio par Giorgio Comaschi : le n°2 de la revue Linea Bianca ; et Baggio L’Etrusco tout récemment. Le grand écrivain uruguayen Eduardo Galeano, dans Sol y Sombre del Futbol mundial, lui consacre une courte nouvelle. Le poète canadien Brian Brett un long poème Baggio, Buddhism will not save you. Enfin un spectacle "An evening with Roberto Baggio" a été donné à Edimbourg et à Broadway au milieu des années 90. Sans oublier le Baggio de Luco Dalla, le Baïla de Zucchero et d'innombrables citations littéraires et artistiques.
(2) - Il Divin Codino signifie "Le Divin Catogan", sur le modèle de "La Divine Comédie".
(3) - Tournage d'une publicité pour Telecom Italia Mobile (Tim) où Baggio réussit son tir au but devant le Brésil et saute au cou de son "ennemi" Sacchi.
(4) - À peine deux titres de champion, un avec la Juve, l'autre avec le Milan, par rapport aux matchs disputés (452) et aux buts marqués en championnat (205, quatrième buteur de tous les temps en Italie - 318 au total en match officiel. Individuellement, il a remporté le Ballon d'Or, le Onze d'Or et le titre de meilleur joueur du monde de la FIFA en 1993. En 1994, il est arrivé deuxième du Ballon d'Or et troisième joueur FIFA. Son pied est le premier à avoir été imprimé sur la promenade du "Hall of Fame" à Monte-Carlo

Auteur : Pierre Launay Le 05-05-2006 12:12

En Avant Première : Le Monde selon Baggio
Il existe presque. Le Monde selon Baggio, le deuxième volet du "Quatuor de Caldogno" est annoncé pour avril 2006. Il est d'ores et déjà possible de souscrire et de se réserver ainsi le droit d'avoir le roman signé Mario Morisi en avant première. A suivre. Souscription à www.lembarcadere.net/commande

Auteur : Anderson Le 27-10-2005 19:09

Newsitaliapress en parle déjà !
Roberto Baggio in versione italo-francese
Dopo una sceneggiatura teatrale, Mario Morisi si ispira a codino per un nuovo romanzo e un saggio biografico


Besançon – Dopo una piece teatrale che ha portato sul palcoscenico francese un omaggio al calciatore italiano Roberto Baggio, ritorna lo scrittore italo-francese Mario Morisi. E dopo "Orfeo Baggio", portata in scena lo scorso anno, uscirà entro la fine del 2005 il suo romanzo "Le Monde selon Baggio" (Il mondo secondo Baggio) che conferma la passione dell'autore per il famoso 'codino' del calcio tricolore.

Si tratta del testo della piece in versione italiana e francese che l'editore parigino L'Embarcadère ha voluto portare in libreria per il grande pubblico francese che ha potuto apprezzare Baggio nella sua carriera internazionale.

Il tema della vita del calciatore continua a interessare Morisi, tanto che terzo atto della sua fatica letteraria sarà anche un saggio biografico dal titolo provvisorio "Roberto Baggio, vingt ans de folie italienne et mondiale". Si tratta di un lavoro che, in corso da cinque anni, approfondisce la vita e l'impegno calcistico del famoso numero 10 azzurro.

L'autore mette così a frutto la sua raccolta di testimonianze, articoli di giornale e commenti sul calciatore, ma anche la sua passione per il calcio, unito all'amore per la terra di origine dei suoi genitori, l'Italia: il tutto in una forma originale, presentando in varie forme Roberto Baggio che oltralpe, è ammissione dell'autore, rimane un grande personaggio, che nemmeno la vittoria francese ai Mondiali del 1998 ha oscurato.
Notiziario NIP - News ITALIA PRESS agenzia stampa - N° 188 - Anno XII, 28 settembre 2005

Auteur : Morisi Le 13-10-2005 14:41

L'article de Brescia Oggi, traduit
Brescia, le 19/06/04

(Suit la traduction de l'article paru le 5 juin dans les colonnes de BresciaOggi)

Les trois premières se sont déroulées sans encombre, rencontrant un grand succès auprès des 1000 spectateurs qui se sont pressés entre la première à Besançon et les deux reprises à la Comédie de Saint-Etienne, et ce malgré la mauvaise volonté d'une patrie des gens en place et de certains journalistes, sans doute importunés par l'importance que les médias internationaux ont donné à notre aventure qui, on vous en parle bientôt, ne fait que commencer.

Samedi 5 juin 2004, dans les colonnes de "BresciaOggi"

ORPHÉE MARQUE UN BUT AU THÉÂTRE

BESANCON — Une tarantelle puis le crépitement d'un pistolet mitrailleur. Les lumières s'éteignent : un filet emprisonne tout, un homme porte des menottes. Le pavé est vert comme le gazon d'un terrain de football. L'homme hurle, proteste, tombe à genoux. Le policier est inflexible. Il lui jette un sac de sport sur lequel on lit un nom de légende. Ainsi commence "Orfeo Baggio", de Mario Morisi, il commence au nom de Roberto, un nom hurlé par le protagoniste qui se prend pour l'artiste du Brescia. Il s'identifie à lui au point de connaître les moindres détails de sa vie privée et sportive. Cela impressionne d'entrendre parler de Brescia, c'est frappant, c'est un motif de fierté que de voir Orphée, une fois récupéré son sac, passer des chaussures de football, vêtir le maillot de Brescia et se mettre à rêver.

Tandis qu'il rêve, lors d'un des rares moments de trève accordé par les policiers, des images du virage et des supporters en fête courent. On se croirait au Rigamonti avec le speaker qui scande le nom de Roberto. Mais Orphée est harcelé, les policiers ne le laissent pas en paix. Dehors, le monde est submergé par le chaos. Baggio comme Gulliver ; un voyageur qui revient et que personne ne croit ? Parce qu'ils le harcèlent mais il insiste : il est Roberto Baggio et il n'a pas tué la bibliothécaire auprès de laquelle on l'a découvert.

Le doute court dans la salle. Orphée s'identifie tellement à son mythe qu'il croit de toutes ses forces être Baggio. Là se situe sa descente aux enfers ? C'est en tout cas sa position : il rêve et il se rappelle. La musique revient, obsessionnelle.

Sur le mur d'images qui est adossé à la scène du Théâtre de Besançon défilent d'autres images. Il y a une balle en papier, une maman à la fenêtre, deux chaussures de football. Voici Orféo-Baggio lors de ses premières parties. Puis la broussaille, un chien et un fusil pointé vers le ciel : la chasse , autrement dit le passe-temps favori de Roberto. Le policier pénètre dans la cellule, le rêve se disloque.

Dehors, les désordres ont rendu toute communication impossible. L'ordinateur fournit toutefois des données et des chiffres sur Baggio. L'inquisiteur redouble alors ses efforts, il pose des questions sur les équipes, les buts, les matchs. Le prisonnier n'a aucune hésitation. Ses réponses sont prêtes et assurées. Il parle de Brescia et ajuste son maillot blanc à scapulaire bleu. Les policiers doutent. La musique revient, se fait syncope, le jazz est fantaisie est Baggio est la fantaisie du ballon. L'aube pointe. Les notes se radoucissent, les fusils mitrailleurs se taisent, le calme est revenu. "Orphée" touche ses chevilles et ses genoux massacrés par les blessures, par les opérations. On rétablit les communications. L'interrogatoire peut reprendre.

Sur le moniteur apparaît un visage, le visage du vrai Roberto. "Orphée" est écrasé par la réalité, le rêve va se transformer en tragédie. Eurydice, sa liberté, et Baggio, son mythe, sont sur le point de disparaître à jamais. Le malheureux se tourne une dernière fois et Baggio disparaît. Reste ce pénalty à tirer. Le dernier soubresaut du rêve. Le pénalty de Pasadena, ce tir maudit qui s'envole dans le ciel au lieu de gonfler les filets ? Ou bien sera-ce la fin du rêve ? Au spectateur de donner la réponse, tandis que les lumières se rallument dans la salle et que des applaudissements mérités éclatent pour les acteurs, les musciens, l'auteur et le metteur-en-scène.

"Orfeo Baggio" est un spectacle inhabituel où la multimédialité règne souveraine mais sans rien retirer aux auteurs de leur rôle fondamental, leur humanité et leur capacité de faire rire ou d'émouvoir. Le spectateur prend parti pour "Orphée-Baggio" même s'il le croit coupable, peut-être parce qu'il est suggestionné par le nom du champion de Caldogno, peut-être parce qu'il est enchanté par les évolutions du "Divin Catogan".

Nous prenons quant à nous parti pour le spectacle par ce que Brescia est à chaque angle de l'histoire, sous chaque phrase, toujours présente grâce à ce maillot blanc frappé d'un V bleu et d'un numéro 10 ; et de ce nom au parfum de légende qui donne tout son honneur à notre ville : Baggio.


Ciro Corrradini

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Auteur : Le concierge Le 19-06-2004 10:18

Alla prima, c'erano i nostri amici di Brescia, alla première, outre la Rai, nos amis de BresciaOggi et de Brescia Punto TV
Besançon, le 6 juin 2004

Outre la Rai (reprise intégrale du spectacle), l'Express de Neuchâtel, 24 heures en Suisse et des représentants de la presse régionale et nationale, il y avait Ciro Corradini et une de ses collègues de la rubrique culture. En attendant de vous traduire le tout, voici leur reportage en version orginale...

Sabato 5 Giugno 2004

«Orfeo» fa gol a teatro

Scenografie, dialoghi, immagini: sembra il Rigamonti

Besançon. Una tarantella, poi il crepitio di mitragliatrici. Le luci che s’accendono: c’è una rete tutt’intorno, e un uomo in manette. Il pavimento è verde come il prato di un campo da calcio. L’uomo urla, protesta, s’inginocchia. Il poliziotto è inflessibile. Gli getta una borsa sportiva con stampato un nome che è leggenda. Comincia così «Orfeo Baggio» di Mario Morisi, inizia nel nome di Roberto, un nome urlato dal protagonista che si spaccia per il fantasista del Brescia. Si immedesima in lui al punto di conoscerne nei minimi particolari tutta la vita privata e quella sportiva. E fa impressione sentire parlare di Brescia, colpisce e inorgoglisce vedere Orfeo che, riavuta la sua borsa sportiva, indossa le scarpette da calcio, veste la divisa del Brescia e poi sogna.
E mentre lo fa, in un momento di tregua dagli interrogatori serrati della Polizia, sul video scorrono le immagini della Curva del Brescia, dei suoi tifosi festanti. I cori che inneggiano al Divin Codino sovrastano la musica. Sembra di essere al Rigamonti con lo speaker che scandisce il nome di Roberto.

Ma Orfeo è pressato, i gendarmi non gli lasciano tregua. Fuori il mondo è sovrastato dal caos. Baggio come Gulliver? Il viaggiatore che torna, ma non viene creduto? Perchè lo pressano, ma lui insiste: lui è Roberto Baggio, lui non ha ucciso la bibliotecaria che gli hanno trovato accanto quando l’hanno arrestato.

Il dubbio attraversa la platea. Orfeo si è talmente immedesimato nel suo mito da credere con tutte le sue forze d’essere Baggio. E’ quella la sua discesa negli inferi? E’ quella la sua punizione? Sogna e ricorda. La musica torna a farsi incalzante.
Sul video-wall che fa da quinta al palcoscenico del Teatro di Besançon scorrono altre immagini. C’è una palla di carta, una madre alla finestra, due scarpette da pallone. Poi eccolo adolescente Orfeo-Baggio, impegnato nelle sue prime partite. Quindi la boscaglia, un cane e un fucile puntato verso il cielo: la caccia, ovvero il passatempo preferito di Roberto. Il poliziotto rientra nella cella, il sogno si frantuma.

Fuori i disordini hanno interrotto ogni comunicazione. Il computer però fornisce dati e numeri di Baggio. E allora l’inquisistore fa domande incesessanti, chiede di squadre, di gol, di partite. Il prigioniero non ha incertezze. Le sue risposte sono pronte e sicure. Parla di Brescia e si aggiusta la maglietta bianca con la «V» azzurra. Il dubbio si insinua anche nel gendarme. La musica torna, si fa sincopata: il jazz è fantasia e Baggio è la fantasia nel calcio. Fuori albeggia. Le note s’addolciscono, le mitragliatrici tacciono. E’ tornata la calma. Orfeo si tocca caviglie e ginocchia martoriate da infortuni e operazioni. Le comunicazioni vengono ristabilite. L’interrogatorio può ricominciare.

E sul monitor appare un volto, il volto del vero Roberto Baggio. Orfeo è schiacciato, il sogno sta per trasformarsi in tragedia, Euridice, la sua libertà, e Baggio, il suo mito, stanno per scomparire per sempre. Si gira per l’ultima volta e Baggio svanisce. Resta un pallone illuminato al centro della scena. C’è da tirare un calcio di rigore. C’è quell’ultimo disperato sussulto del sogno. Sarà il rigore di Pasadena, sarà quel tiro maledetto che va verso il cielo invece che a gonfiare la rete? Sarà la fine del sogno? Allo spettatore il compito di dare la risposta, mentre in sala le luci s’accendono e scosciano gli applausi meritati per gli attori, i musicisti e autore e regista.

L’Orfeo Baggio è uno spettacolo inconsueto, dove la multimedialità regna sovrana, ma senza togliere agli attori il loro ruolo fondamentale, la loro umanità e la loro capacità di far sorridere o di commuovere. Lo spettatore parteggia per Orfeo-Baggio pur sapendolo colpevole, forse perchè suggestionato dal nome del campione di Caldogno, forse perchè ammaliato dalle serpentine del «Divin Codino».

E noi si parteggia per lo spettacolo perchè Brescia è dietro a ogni battuta, sotto ad ogni frase, sempre presente grazie a quella maglietta bianca con la «V» azzurra con dietro stampato quel numero 10 e quel nome che profuma di leggenda e inorgoglisce la nostra città: Baggio.
Ciro Corradini
   
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Auteur : Le Concierge Le 06-06-2004 17:10

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Besançon, le 23/05/04

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Auteur : Le concierge Le 24-05-2004 19:00


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